Rééditer, c’est raviver !

Le FRENCH DESIGN et le Mobilier national présentent au sein de l’Ambassade de France au Danemark, une version inédite de l'exposition RÉSURGENCES, à l’occasion des 3daysofdesign.

Forte de son succès parisien, cette itinérance offre au public danois une sélection de créations iconiques des grands maitres du design français du XXème siècle, en réédition par de grandes maisons contemporaines. Une démarche qui révèle l'exceptionnel savoir-faire de ces entreprises, pérennise leur légitimité et prolonge leur propre histoire en les inscrivant dans le champ des pièces d'exception. Elles participent ainsi à l’émergence d’un design de temps long, ancré dans une histoire vivante et dans un dialogue fécond avec la création contemporaine.

Accueillie grâce à l’Institut français du Danemark, cette présentation met en lumière des savoir-faire d’exception et affirme une ambition partagée : faire rayonner le patrimoine et la création contemporaine du design français à l’international.

Ces rééditions incarnent ce que Jean-Paul Bath, commissaire de l’exposition, nomme le « Design Lyrique » : la définition inimitable d'un art de vivre à la française, auréolé d'élégance, irrigué de poésie, de sensibilité et conforté de savoir-faire inouïs.

L'exposition RÉSURGENCES explore donc ce phénomène croissant à travers une sélection de plus d’une vingtaine de pièces dont 3 pièces majeures prototypées au sein l’Atelier de Recherche et de Création (ARC) du Mobilier national.

Le tout, dans une mise en scène signée par le studio BERENICE CURT ARCHITECTURE, lauréat du prix Le FRENCH DESIGN 100.

Scénographie

BERENICE CURT ARCHITECTURE

Dans le cadre des 3 Days of Design, la scénographie de Résurgences est conçue par BERENICE CURT ARCHITECTURE au sein les salons de l’Institut français à Copenhague. Elle explore une lecture contextuelle de la collection itinérante plutôt que de figer les pièces dans une présentation muséale au sein d’un lieu riche d’un héritage marqué .

Architecte et designeuse, Bérénice Curt imagine la scénographie comme une extension de ses recherches sur les espaces de vie et l'usage de l’objet.

Le projet mobilise un vocabulaire d’archétypes domestiques — paravent, ottoman, miroir sur pied, chaise, drapé — réduits à leur structure essentielle. Devenus dispositifs réfl échissants, ils dialoguent avec les pièces exposées sur un pied égalitaire, dans une relation de complémentarité.

La scénographie s’appuie ainsi sur des surfaces réfl échissantes et des volumes fantômes, qui prolongent les usages et esquissent des situations plutôt que de les imposer. Inox poli, miroirs acryliques et textiles réfl échissants composent un paysage non uniforme, générant une multiplicité de perceptions et inscrivant les pièces dans une continuité spatiale.

Le visiteur ne perçoit plus uniquement une pièce, mais son reflet, sa variation, son prolongement qui habite le lieu.

À cet ensemble s’insère une botanique frugale et locale, introduisant une respiration éphémère : une matière vivante, en contraste avec les surfaces réfl échissantes, qui capte et diffuse la lumière.

La scénographie devient ainsi une architecture minimale, où les pièces exposées trouvent leur place non comme des objets isolés, mais comme des présences vivantes, en relation avec l’espace, la lumière et le regard.

Les pièces de l’exposition

La mise en scène s’articule au sein des quatre salons, imaginant huit scénettes qui forment autant de moments domestiques, à la fois familiers et réinterprétés.

LE SALON ROUGE, complémentarités

La liseuse : Le fauteuil G10 (Cinna x Pierre Guariche, 1953) rencontre son ottoman miroir et compose une scène minimale, presque solitaire, où l’assise trouve son prolongement.

L’écriture : Le bureau Tanis (Ligne Roset x Pierre Paulin, 1954) dialogue avec son fauteuil en inox poli, esquissant la complémentarité des usages, où l’un ne peut fonctionner sans l’autre.

LE DOUBLE SALON, prolongements

Le boudoir : Les modules de banquette Série C (Eurosit x Roger Tallon, 1979) se prolonge dans une cimaise de paravents miroir, qui en amplifie la perception et en révèle le caractère presque infini.

La coiffeuse : La chaise Wallis Bridge (Philippe Hurel x Christian Liaigre, vers 1985) se place face au miroir, dans un jeu de vis-à-vis où le reflet devient une seconde présence. Le tissu Marseille (Pierre Frey x Elise Djo-Bourgeois, 1927) en dessine la traîne et prolonge la matière.

LA SALLE À MANGER, gémellités

Le festin : Le tabouret Uhin, les chaises Trèfl e et les chaises TR-73 se dédoublent autour de la table comme autant de présences jumelles, dans une symétrie suspendue. Recouverte de drapés de la collection Pierre Frey by Elise Djo-Bourgeois (1927), la table prolonge cette théâtralité, où lignes et motifs se poursuivent avec des laies de textile miroir.

LE SALON DE MUSIQUE, compositions

La conversation : Les modules du canapé S3T4 et la table basse S3T4 (Duvivier x Joseph-André Motte, 1967) s’articulent dans une géométrie ouverte, presque fl ottante, où les relations se recomposent.

Le tête-à-tête : La table Okeanis (RDAI x Rena Dumas, 1988) organise un face-à-face entre deux chaises, dont le dialogue des piètements installe une confrontation intime.

La partition : Le lampadaire Signal (Serge Mouille, 1962) et le pouf TU-TU (Source Édition x Turenne Chevallereau, 1968) accompagnent le piano comme des échos silencieux, où la lumière prolonge la musique.

Témoignages

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Le FRENCH DESIGN by VIA
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